Levée du corps 06h45, je savais bien que je devrais me plier aux horaires des endroits et transports etc. M’étais fait un beau lunch car comme je vous l’ai dit, j’ai décidé d’être frugale en ce moment. Pour me payer une traite quand je serai dans le sud du Sud de l’Italie. Santa Maria de Leuca. Le point le plus au Sud…j’vous l’ai tu dit ?
Je commence avec le château d’Amboise. Une fois arrivée, le live Fb où je cherche les salles de bains – pas connues ici, faut dire toilettes. C’est l’fun car c’est vraiment tranquille durant la visite, alors on n’est pas bousculé.
On grimpe sur des escaliers larges et pas trop escarpés. 
Puis, il y a un grand tunnel suite à l’admission. C’est humide et étroit, assez haut pour y monter à cheval. Puis, on arrive dans une grande cour, quelques marches encore et on est sur la terrasse.
À gauche, il y a la chapelle en rénovation…on pourrait faire un mauvais jeu de mots et dire : « de la réparation ». Le point de vue est si charmant. Et les oiseaux, toujours présents. Je n’ai pas l’impression que les oiseaux sont aussi bavards à Sainte-Thérèse. C’est peut-être l’effet des hauteurs. Je vais poser la question le 22 ou 23 novembre en à Blois, Chambord ou Cheverny.
Tant de grandeur, comment les gens pouvaient vivre de manière si élaborée et opulente, être entouré de pauvreté, comme lu ? Avec la peste et le choléra et penser que le « peuple » ne se révolterait pas ??? J’aime voir ces témoins du passé – les châteaux – ce sont des oeuvres d’une grande beauté qui dénotent tout le génie des humains à ces époques . Je présume que les pyramides par exemple doivent faire le même effet. Mais pourquoi ? Pourquoi toujours passer par l’exploitation des humains envers d’autres humains ? Je ne comprends pas , est-ce que ces monuments à la gloire de l’humanité n’auraient pas existé s’il n’y avait pas eu de tyrans ? De guerres ?
Je digresse. Tout ce qui s’est passé cette journée-là, pré visite à la chocolaterie Bigot et la visite au Château Clos-Lucé était parfait.
Extrait d’un enregistrement effectué le 19 novembre : « Je suis dans le château Royal d’Amboise, multitude de rois ont vécu ici et de personnages célèbres y sont passés. Actuellement, je pense être à la partie la plus haute, si ce n’est proche de la plus élevée. J’ai terminé la visite de l’intérieur du château et je suis dans les jardins, j’ai découvert que les structures identiques m’apaisent. Étonnant de netteté aujourd’hui ici. Il y a quelques années de cela, j’étais arrivée à la conclusion que les formes identiques de toutes couleurs m’interpellaient. Je ne dois pas être la seule, rien qu’à voir les vitrines des boutiques de vêtements GAP pour enfants. Les t-shirts tous bien pliés par ordre de grandeur et par couleur.
Ici dans ce clos, il y a de petits arbustes taillés en boule, bien alignés, également grands. Des bancs en bois sont placés, ça et là, pour que les visiteurs puissent se reposer. Je m’installe face au soleil et me laisse bercer par le chant des oiseaux et du vent. Et l’agrément des lignes faite par les arbustes m’apaise. Tout comme l’’atmosphère où mon esprit s’évade pour imaginer les rois et les reines qui ont déambulé ici dans cette paix. Je pense aux gens que j’aime. Et la rassurante quotidienneté de nos vies. Et je me trouve extrêmement chanceuse d’être ici. Je me répète. Je crois qu’être reconnaissante de ce que j’ai, me fait voir le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide. Je suis en paix avec l’univers parce que je « fit » dedans, en ce moment. Je me sens faire partie d’un tout. Parce que probablement que je suis connectée sur moi. Ce ne sont pas des paroles vides. J’éprouve une plénitude d’accomplir la chose qui doit l’être. Et j’ai la conviction que l’absence de structure égale au chaos dans ma perception, d’où le sentiment de bien-être lorsque je suis plongée au milieu d’éléments organisés. Est-ce que d’être en hauteur, nous apporte la grâce aussi ? »
Je marche lentement vers la sortie du château. C’est un tunnel en pente de plusieurs mètres qui tourne et qui tourne et qui fait écho. Et je chante cette chanson de Gilbert Bécaud, « Les marchés de Provence : https://open.spotify.com/track/6YTzYxcqioCxHqKXkinf2j?si=H0eHVtk6R0y1RLfj1QpSPA , Qu’est-ce que c’est extraordinaire de penser à tous ces beaux poètes, inventeurs, génies (le masculin est utilisé pour alléger le texte) qui ont traversé les époques ?
En me promenant pour trouver le marché, je sens les gens détendus, profitent de cette journée de congé, les rencontres fortuites entre les amis, les familles, les gamins qui courent entre les passants. Les chiens qui sont calmes parce qu’accompagnés par leur maître et maîtresse. Les odeurs entremêlées de tous les mets qui sont à cuire pour attirer les badauds. Je me vois ici, à tous les dimanches. Les étalages remplis de fleurs, les senteurs et les couleurs éclatantes et gaies qui nous accompagnent longtemps dans la mémoire sensorielle.
Les gens reconnaissent mon accent. Je crois que c’est une chance. Et je jase qui, avec cette marchande de fruits et de légumes et qui, avec ce marchand de champignons qui ressemblent à Paul Buissoneau, comédien Français exilé au Québec. Le bonheur est là où on le trouve, n’est-ce-pas ?
N.B. : Je n’arrive pas à charger mes plus récentes photos encore une fois. J’en mets dès que je vais au village et « wifiter *».
* Néologisme de mon cru, verbe signifiant me connecter au wifi. 😉






