Premièrement, j’aimerais souhaiter bonne fête à mon filleul. Qui a exactement 20 ans de différence avec moi, ce qui lui fait un beau 42 ans et qui est talentueux et patient, tout à fait comme sa Marraine. Bonne fête mon ti-coco !
Finalement, j’ai trouvé mes repères en ce qui a trait au début et à la fin d’une journée ici en Sologne. J’aime la routine d’ouvrir et de fermer les volets. J’en ai à la maison au Québec et ce geste revêt une dimension de liberté (Tiens? Encore celle-là !). C’est une marque de renouveau qui dit qu’aujourd’hui est neuf et qu’on peut tout refaire différemment et repartir à zéro. C’est positif pour moi. C’est une prière au moment présent.
Pour les gens qui n’aiment pas les routines, je vous envie car la gestion de changements pour vous est peut-être plus facile que pour moi. Les routines sont des processus intellectuels qui me permettent de cheminer et de m’améliorer. C’est de me dépasser dans l’accomplissement d’une tâche. Je résiste au changement et c’est contre productif. La routine, me permets de mieux gérer le changement mais one step at the time. Ce doit être pour cela que j’aime le cycle de la vie, de la nature. Je suis à l’aise dans mon âge, et si la santé le permets, le sentier vers le vieillissement, je l’anticipe avec sérénité. Tous les jours une nouvelle aventure m’attend, elle est gaie, pleine d’entrain et d’imprévus.
Cela me ramène aux plaisirs gastronomiques. Toujours un renouveau. La dinde du nouvel an, les fraises de Juin, les tomates fraîchement cueillies du jardin. Les citrouilles à l’automne et les raisins bleus de l’Ontario. Tous ces aliments ne seraient jamais aussi délicieux si accessibles à longueur d’année. (Je ne parle pas ici des choses en plastique qui nous sont présentées dans les supermarchés en hiver). Je pense qu’à un certain moment, j’ai refusé d’être dans cette mouvance. Et je suis contente d’avoir réalisé que c’était important pour moi. Et cela active les endorphines qui m’éloignent des maladies neuro-cognitives, du moins je l’espère tellement. De suivre le scénario de ma vie, me réconforte dans ma santé d’esprit et de corps. Il n’y a pas de plus beau cadeau pour moi, que mon autonomie. Ça et l’invention de l’eau courante. Quelle corvée en hiver d’aller casser la glace sur la rivière, se geler les doigts et les pieds pour un seau d’eau qu’il faudra faire chauffer sur le poêle à bois ou dans l’âtre !
Aujourd’hui, il fait soleil et en face de la maison, il y a un grand champ, un pâturage pour les chevaux, je crois. Il y a une petite brume qui flotte juste au-dessus de l’herbe et l’eau qui s’y dépose, brille de milles feux, comme autant de diamants. J’aimerais bien voir un sanglier à l’orée du bois…






