Ces deux derniers jours, un repos s’imposait. Et je suis reconnaissante d’avoir trouvé mes repères. J’ai lu, j’ai fait la sieste, « when in Rome, you do as the Romans do ».
J’ai accroché mon linge sur les cordes dehors, séché par le vent froid et lorsque je l’ai rentré, ça embaumait la lessive, le vert du jardin et l’air frais de Mennetou. Et je m’endors dans l’humidité dégagée par les vêtements pas tout à fait secs. Et j’entend une grosse guêpe qui bourdonne intermittent. Je sais que je vais l’attraper sans lui faire de mal et la remettre dehors. Et tous mes plans me disent que je suis dans l’instant présent et qu’il n’y a rien de plus important que tous ces détails banals. Et j’ai une pensée reconnaissante pour ma collègue, qui m’a présenté cette opportunité. Une totale confiance s’est installée entre nous spontanément.
J’écoute le silence, la lumière du jour décline et je repense à mes dernières activités. Rien de bien excitant me direz-vous, Un lavage machine, de belles pinces à linges
qui tiennent bien. Ça prend si peu de choses pour qu’une femme soit heureuse ! 😉
Je suis le rythme de la nature, comme les agriculteurs. C’est pas facile, je ne suis pas habituée à ce tempo. Je me couche presqu’avec le soleil et je me lève de plus en plus, avant lui. Aujourd’hui, j’ai eu la chance en descendant à pied au village, d’y trouver la boulangerie et l’auberge de la Tour, toutes deux ouvertes. J’ai visité les petits coins que je n’avais pas encore vus, suis allée saluer mes amies Delphine et Emma, de l’Office de Tourisme, me suis « wifitée » et c’est pas que la cadence de Mère Nature que je dois suivre, c’est aussi la capperf du wifi…


Je décide de dîner à l’Auberge de la Tour. Je fais un clin d’oeil à André N, ancien collègue de Bell et un sacré bon jack. J’ai mangé des andouillettes avec de la moutarde forte ! Et, j’ai pas haïs ça. Merveilleuse purée de pommes de terre, courge butternut, endives et purée d’haricots verts. Je n’ai mangé que la moitié de l’assiette, on s’en doute.
Un verre de beaujolais nouvel – c’est un must car c’est la saison m’a t’on confié. D’accord. Et pour finir, un espresso double allongé avec le lait chaud à côté ainsi qu’une crème caramel. C’est drôle, ça, je l’ai mangé au complet, j’comprends pas. ????







