
T moins 2. Ce matin-là, je rencontrais ma conseillère-voyage au Complexe Desjardins sur l’heure du dîner car je ne trouvais, ni ne me souvenais si nous avions fait la réservation pour l’hôtel à Tours, la première étape de mon voyage. Je ne voulais pas conduire pour sortir de Paris, j’ai choisi une ville avec l’aide d’une collègue, qui me confirme que c’est mignon. L’idée est de prendre la voiture dans une agence de location en dehors de la ville lumière. Puis, par les petits chemins bucoliques, je continue ma route jusqu’aux rives du Cher, dans une ville qui se nomme Mennetou et j’y établirai mes quartiers, 2 semaines jusqu’au 26 novembre. Je compte bien faire les Châteaux de la Loire, Chambord, Chenonceau, Cheverny. Mais j’y reviendrai.
Donc, ce matin-là, faute de temps, je n’ai pas pu rencontrer Mel. Je lui ai donc écrit mes questions et elle m’a fait un excellent résumé, bullett point. Elle m’enlève une tâche que je remettais sans cesse. Le petit moment de flottement est arrivé quand j’ai réalisé, le mercredi précédent, que je ne partais pas le samedi matin comme je l’avais claironné à qui voulait l’entendre mais vendredi soir, le 10 novembre à 20h20. Quelle chance j’ai eue de lui parler et qu’elle me fasse ce cadeau d’organisation ????!
Mes aventures venaient de commencer ! Et je n’étais pas encore partie. Misère ! Le plan de match s’est précipité et j’ai fait des pieds et des mains pour clore mes dossiers professionnels le plus rapidement possible mais les avions n’attendent pas. Je dois donc une fière chandelle à plusieurs de mes collègues qui ont été flexibles et généreux.
Bon, c’est une balle rattrapée néanmoins j’avais des visions que j’arrivais à 3 heures du matin à PET et que je me faisais dire que l’avion était partie la veille. J’ai tout fait pour ne pas penser à cette perspective pendant mes préparatifs accélérés, perte de temps et non productif.
Le jour du départ arrive et je me rends assez tôt à l’aéroport de Montréal. Quand on y pense bien, ces lieux ressemblent à des zoos. Pas par leur diversité ou à cause du nombre de personnes qu’on y retrouve à toute heure du jour et de la nuit. Ce sont les décibels et la variété de sons qu’on y entend, comme dans la jungle – je n’y suis jamais allée, néanmoins c’est la représentation que je m’en fais. Des cris d’enfants, des voiturettes de service qui ne cessent de biper, plusieurs voix qui hurlent des consignes en même temps dans les hauts-parleurs, écartant totalement l’effet escompté qui est de prévenir les gens de tous changements. Ça me fait penser lorsqu’on patiente dans les salles d’attente des cliniques médicales. En pensant rater l’appel de ton nom, le cœur te fait un bond dans la poitrine. Exactement comme quand on commençait l’année scolaire en septembre et qu’on rêvait qu’on arrivait en pyjama à l’école ou qu’on oubliait notre sac dans l’autobus.









