Je ne retrouve plus les photos que j’ai prise à partir de lundi, après mon escapade au syndicat de Vouvray. Peut-être, je vais les retrouver éventuellement, on verra mais je ne peux pas passer par-dessus mon expérience à cet endroit. Je vais tricher un peu pour les photos.
On y retournerait encore et encore. 2 frères d’un certain âge et le fils d’un des deux, 31 ans…il avait l’air d’un gamin. Je vous invite à aller voir leur site, http://www.domainelecapitaine.com/le-domaine/. C’est une ancienne carrière, pas un château mais tellement créatif d’avoir transformé l’endroit en cave à vin. Des bouteilles qui paraissent venir d’un autre siècle simplement parce qu’elles ne sont pas bougées, recouvertes de mousse. On passe à côté d’énormes cuves en inoxydable, de fûts de chêne et d’amphores. Ils travaillent 12 heures par jour et donnent à contrat toute la partie des réseaux sociaux, des importations. La question que je voulais poser depuis des mois, a trouvé une réponse facile, dès que j’ai dit que j’étais québécoise et que je voulais savoir si je pouvais envoyer du vin au pays, il était déjà au courant que la SAQ était incontournable et que le domaine pouvait se faire enlever son permis d’importation. Florian, le fils me dit qu’ils importent aux États-Unis dans des états près de la frontière canado-américaine. Je serais bien curieuse de savoir si les riches et ultra-riches et les politiques sont assujettis aux mêmes règles.
Bref, je vais payer les douanes et je vais en rapporter dans mes bagages. J’en ai goûté 4. Les Perrières, Les Flots Riants, La Cuvée Adrien et le Saint-George, que Florian appelle son demi-tendre parce qu’entre sec et demi-sec.
Moi, qui suis habituellement curieuse des détails, je n’ai pas pensé à demander d’où venaient les noms des bouteilles, à l’exception des Flots Riants qui va de soit.
Le hasard fait bien les choses, le cépage utilisé est le chenin, un de mes chou-chou. Et j’ai pu grâce à l’aide du jeune propriétaire retrouver dans les saveurs, les notes qui sont décrites sur l’étiquette. De son propre aveu toutefois, il me confie que toutes ces définitions sont plus marketing qu’autre chose. Mais en les lisant, ça me permet de mettre un nom sur un goût que j’étais pas en mesure d’identifier. Et puis, ça fait un exercice intellectuel de plus pour garder les connexions stimulées dans le cerveau. Je repars de là plus pauvre de quelques euros mais tellement riche du point de vue projets à venir. Je lui ai demandé s’ils acceptaient les bénévoles, ils ne peuvent pas le faire sous peine d’amende si quelqu’un les rapporte ou si un inspecteur vient qu’à passer par là. Que ce soit ici ou au Québec, y a pleins de petits malins qui ont pensé à toutes sortes de méthodes pour nous garder dans les rangs. On n’a beau avoir la liberté d’expression, il n’empêche que nous sommes retenus dans un cadre serré. Il y a pire me direz-vous ? Oui, en ce moment de ma vie, on dirait que j’éprouve un désir d’être libre plus qu’avant. À murir comme le vin en cave…






